Peur - Blog d'eveil spirituel et developpement personnel
C’est quoi

Courage, fuyons !

Ce duo « courage, fuyons » n’est pas improbable, loin de là. Il existe dans la vie de beaucoup d’entre nous même si nous l’ignorons. On l’appelle plus communément « PEUR ». Bien sûr, il représente une source de non abondance et de contrariétés. L’essentiel est d’en prendre conscience le moment voulu et c’est notre travail sur nous-même qui va le mettre sous le phare des projecteurs. Encore du job pour se libérer et plusieurs petites choses pour vous aider issues de mon expérience personnelle !

Faire face

Dans mes articles précédents, j’ai employé à plusieurs reprises le terme « affronter ses démons », donc ses peurs entre autre chose. J’ai réalisé ce matin qu’au lieu de les affronter, il faudrait plutôt parler de « se confronter à ses démons ».

Quelle est la différence me demanderez-vous ? Elle est de taille et il me semble important de vous en faire part.

Lorsque l’on parle d’affronter quelque chose ou quelqu’un, il y a la notion de combat, de lutte, il doit y avoir un gagnant et un perdant, c’est lui ou moi.

Au contraire de « se confronter à quelque chose ou quelqu’un », qui ne sous-entend nullement qu’il faille se battre. Se confronter signifie que nous allons regarder droit dans les yeux l’objet de notre quête. Dans le cas de cet article, cela sera notre peur. Au lieu d’un combat, se confronter va nous permettre de faire face à notre peur et surtout de la traverser afin qu’elle se retrouve non plus devant nous mais derrière nous et nous laisse ainsi continuer notre chemin. Le fait de passer au travers de notre peur SANS RESISTANCE est un élément très précieux car cela signifie que nous avons réussi à lâcher-prise, que nous nageons dans le sens du courant et que nous ne nous épuisons pas à essayer de remonter la rivière à contre-courant car ce combat serait un combat douloureux et épuisant et dont nous ne serions même pas sûrs d’en sortir victorieux.

Affronter sa peur, c’est nager à contre-courant, c’est lutter, c’est se battre et c’est perdre ses forces. Notre peur s’apparente à un mur de brique qu’il nous sera bien difficile d’abattre.

Se confronter à sa peur, c’est aller dans le sens du courant, c’est la regarder en face et lui dire « Salut, je te vois, je sais que tu existes mais maintenant, je te demande de t’en aller et de me laisser reprendre le cours de ma vie sans toi »

Les deux pendants de « Courage, fuyons »

La peur à l’extérieur de nous prend souvent la forme de ce que nous risquons de perdre si nous vivons pleinement notre JE SUIS. Par exemple, cela peut être la peur du jugement des autres, la peur du qu’en dira-t-on, la peur du regard que l’on pourrait porter sur nous si l’on osait ETRE tout simplement nous-même.

La peur qui se trouve à l’intérieur de nous est la peur de ce que nous risquons de gagner. Dans la continuité de mon exemple ci-dessus, c’est ce que nous pourrions gagner à perdre un peu de notre « paraître » auprès des autres. Cela peut aussi être une source de peur.

Concrètement, vous avez un bon job et un bon salaire qui vous apportent respect et considération de la part des gens que vous côtoyez et de la société en général mais tout ceci ne suffit pas à votre bonheur et vous le savez. Un jour, l’opportunité d’un nouveau travail beaucoup plus gratifiant à vos yeux se présente. Seulement voilà, votre salaire diminuerait, votre titre serait moins valorisant, votre costard-cravate Armani serait troqué pour un jean et une simple chemise… Dans cet apparat, vous vous sentiriez libre et plus vivant que vous ne l’avez jamais été et ça vous le savez aussi. Cependant, arrivé à cette croisée des chemins, vous hésitez. Votre peur du jugement des autres vous paralyse car vous si vous faites le choix de prendre ce nouveau travail, vous allez certainement perdre la considération qui était la vôtre jusqu’à aujourd’hui dans le « paraître ». Que faites-vous ? Allez-vous laisser vos peurs prendre le dessus et risquer de laisser passer la chance d’être qui vous êtes réellement ?

Lorsque nous sommes confrontés à une peur, nous devons toujours faire un choix car nous nous retrouvons à un carrefour.

Nous avons le choix d’agir… ou de fuir !

La peur ne doit pas nous tétaniser, bien au contraire, elle doit nous inciter à l’action !

Et puis, tout est une question de point de vue et de savoir sous quel angle nous regardons notre situation. Perdre peut aussi vouloir dire gagner et vice-versa. Dans notre monde, il s’agit toujours de trouver un équilibre dans tout ce que nous faisons. C’est un des fondamentaux à ne jamais oublier ! Tiens, d’ailleurs lorsque vous êtes confrontés à une situation déstabilisante pour vous, posez-vous la question de savoir où se trouve le déséquilibre dans ce que vous vivez. Cela pourrait être un bon départ pour débloquer les choses.

 La peur était présente dans ma vie mais je ne le savais pas encore

Depuis l’âge de 10 ans, je devais porter des lunette en raison d’une méchante myopie. La myopie, c’est ce problème de vue qui fait que l’on voit bien de près mais pas du tout de loin ! Vous saisissez la corrélation je pense. Ne pas voir de loin est une manifestation dans le corps physique de quelque chose qui trouve son origine à l’intérieur de nous, pour moi, ma peur de l’avenir. C’est donc au printemps 2014 que j’ai décidé de retrouver la vue dans tous les sens du terme et je me suis faite opérée. Ma vue depuis est parfaite et je ne vous dis pas à quel point cela fait du bien de ne plus avoir de lentilles ou lunettes à porter !

Je vous partage encore un aspect de ma vie que l’Univers a mis sur mon chemin pour pointer du doigt ce problème de peur. Je vais vous parler du nom de mon cheval, Lagan Blue. Lorsque j’ai acheté Lagan en juillet 2006, son nom était Little Shadow. Je ne le trouvais pas adapté à lui et décidais de le changer. La première lettre de son nom devait commencer par un « L » selon le système que nous avons en Suisse et qui est fonction de l’année de naissance du cheval. Me voilà partie dans mes recherches et m’arrête sur « Lagan » (le « n » est à prononcer) auquel j’ajoute « Blue » simplement parce que cela me plaisait.

Les chevaux sont par essence des animaux de fuite car dans la nature, ils ne sont pas les chasseurs mais les chassés et cet instinct domine encore chez eux. Dans son tempérament, Lagan est un cheval en quasi permanence dans les peurs lorsque je le monte, il ne se sent en sécurité que lorsqu’il est dans son box ou dans son environnement « privé » ou encore en forêt, loin de l’agitation. Bien qu’étant un animal de fuite, sa peur va au-delà de la peur classique de la majorité de chevaux. Il a peur de tout mais surtout de ce qui arrive par surprise dans son champs de vision ou pis, il anticipe ce qui va apparaître et fait un écart même lorsque rien ne se passe mais simplement « au cas où » quelque chose surgisse, il l’anticipe… En même temps, il ne fera jamais demi-tour et passera partout mais est tendu comme un arc dès que l’environnement n’est pas « lisse », dès qu’il y a du vent, dès qu’il y a un changement d’environnement, etc. Le monter dans un manège relève d’un tour de force dont je sors à chaque fois épuisée nerveusement et physiquement car malgré tous mes efforts pour le sécuriser, sa peur finit toujours par prendre le dessus. Cela s’apparente à rouler en voiture avec le frein à main tiré en permanence. Tout ceci est difficile pour moi car ma patience est mise à rude épreuve, il y a même eu des moments dans ma vie où je n’en pouvais plus et pensais, pas sérieusement mais quand même, à m’en séparer.

Son comportement illustre à merveille ce qu’est la peur. Son anticipation de ce qui pourrait se produire est typique. Réagir avant que l’événement n’arrive et donc ne pas aller en avant, avancer avec le frein à main tiré est une illustration tellement parlante ! Beaucoup d’entre nous agissons de même dans notre vie… A méditer !

« Lagan » est le nom d’un fleuve qui coule en Suède et « Blue » signifie bleu. L’eau est l’élément lié aux émotions. Il y a une expression qui dit « j’ai eu une peur bleue » car le bleu est la couleur associée à la peur. Faites le lien entre le fleuve et donc les émotions et la couleur bleu associée à la peur… Les noms et prénoms sont tous porteurs d’une vibration et d’une énergie. Le nom de « Lagan Blue » est porteur d’un émotionnel bien trop grand et totalement lié au monde des peurs. N’y voyez là aucun hasard ! Si j’ai donné en 2006 ce nom à mon cheval, c’est que lui et moi étions porteurs de cette vibration en nous sans que nous le sachions encore. Lagan avait déjà cette peur permanente en lui mais qui s’est très largement amplifiée à mon contact et aussi en fonction du nom que je lui ai donné… Il m’aura fallu presque 10 ans pour le comprendre.

Le jour où j’ai compris que…

Je me souviendrai toujours du jour où j’ai compris que l’une des choses qui me paralysait passablement dans ma vie était ma peur et que ce que je devais trouver en moi était son pendant, le courage.

Nous sommes en novembre 2014 et ce jour-là, je participe à un cours de 2 jours pour travailler sur les vies antérieures des animaux. Au final, ces 2 jours m’auront appris beaucoup de choses sur moi et ça, je ne m’y attendais pas. Lors d’un exercice intuitif, la thérapeute nous dit qu’elle nous a tous connectés, nous les participants au cours, à quelqu’un du groupe et bien évidemment, nous ne savons pas qui. Puis, elle nous pose deux questions. Question 1 : quelle est l’émotion dominante que vous ressentez chez la personne avec qui je vous ai connecté ? Question 2 : qu’est ce que la personne à qui je vous ai connecté doit faire en rapport à l’émotion ressentie ? Chacun de nous donne ses réponses et la thérapeute nous félicite car nous avons tous répondu correctement aux deux questions. Je vous rappelle qu’il s’agissait d’un exercice où notre unique outil de travail était notre intuition. Nous lui demandons à qui chacun d’entre nous avait été connectés. Surprise et bonne partie de rigolade car la thérapeute nous avait tout bêtement connecté avec… nous-même ! Mes réponses, vous les connaissez, j’ai répondu « la peur » à la question 1 et « le courage » à la question 2. Et depuis cet instant, je me suis retrouvée avec une magnifique clé de compréhension dont j’allais devoir trouver la serrure pour tourner la clé et ouvrir une nouvelle porte d’un avenir sans peur (un long travail).

Et bien me voilà au terme de ce que j’avais envie de vous dire en espérant toujours et encore que mon expérience personnelle puisse vous ouvrir vos propres portes de reconnexion avec vous-mêmes.

ALWAYS BE YOURSELF

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