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C’est quoi

La peur de l’attachement

La blessure d’abandon, c’est porter le masque du « dépendant » certes mais c’est aussi être potentiellement soumis à la peur de l’attachement dans nos relations sentimentales et là, c’est le masque du « runner » qui apparaît. Je décortique dans cet article tout le processus que j’ai expérimenté sans le savoir et depuis si longtemps.

Eh oui ! Je reviens sur cette fameuse blessure de l’âme qu’est l’abandon. J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises dans mes précédents articles et vous laisse vous y référer si vous souhaitez en comprendre les bases. Je vous renvoie aussi bien évidemment à Lise Bourbeau et à son fabuleux décryptage des blessures de l’âme.

Aujourd’hui, c’est sur une partie très spécifique de cette blessure que mon focus se porte : la peur de l’attachement, qui en est une conséquence ou un dérivé si vous préférez.

Comment j’ai compris que la peur de l’attachement était liée à la blessure d’abandon

 

Sur ce coup-là, c’est une gratitude infinie (encore et toujours) pour l’Univers, qui a su orchestré quelques belles synchronicités répondant au final à une question que je me posais depuis longtemps.

Le contexte, le voici : je sais depuis un certain temps déjà, que j’ai une blessure d’abandon à guérir. Là-dessus, le doute n’est pas permis et je n’ai d’ailleurs jamais remis en cause ce fait. Je travaille donc sur moi oui !

Mais il y avait toujours un « petit quelque chose » qui me disait que mon vécu ne collait pas tout à fait avec les informations que j’avais pu lire et entendre sur cette blessure d’abandon. Je lisais que cette blessure entraîne le masque du « dépendant », or j’ai toute ma vie été une personne d’une indépendance totale dans toutes mes relations autant amicales, que professionnelles ou encore sentimentales ! D’ailleurs, les mots résonnant le plus en moi ont toujours été « être libre ».

Je n’ai jamais eu peur de me retrouver seule, de sortir d’une relation sentimentale dans laquelle je ne me sentais plus en accord même si je n’avais pas de « plan B » derrière si vous me passez l’expression. J’aime la solitude et j’en ai besoin aussi. Je ne me suis jamais accrochée à qui que ce soit et c’était même plutôt le contraire ! Vous m’accorderez que cela peut sembler passablement en contradiction avec cette blessure d’abandon. Et pourtant, non !

Deux comportements très différents peuvent découler de la blessure d’abandon

 

J’ai compris que lorsque l’on avait cette blessure, il n’y avait non pas une seule et unique façon de réagir (soit celle de porter le masque du « dépendant ») mais bien deux !

La deuxième, vous vous en douterez, est de développer la peur de l’attachement dans nos relations. La peur d’être abandonné par l’autre est tellement grande que l’on préfère ne pas s’attacher du tout plutôt que de prendre le risque (énorme aux yeux de celui/celle qui porte la blessure d’abandon) de se laisser aller à ce que l’on ressent dans l’hypothèse où cette relation ne se passerait pas bien et que au final, nous en souffririons.

La peur de l’attachement s’invite lorsque, par anticipation de la peur de souffrir, nous préférons mettre en place un mécanisme de protection, qui croyons-nous, nous empêchera de revivre de la souffrance

A votre avis, quel attitude va adopter la personne ayant peur de l’attachement ? La fuite en avant ou en arrière ! Je reprends cette phrase que j’ai déjà citée dans un précédent article « run, run, run beau runner » ! Ce n’est donc pas le masque du « dépendant » qui est porté ici mais bien celui du « fuyant », qui n’est pas réservé uniquement aux personnes souffrant de la blessure de rejet.

Donc, il est tout à fait possible d’avoir une blessure d’abandon active, qui est la racine commune à deux façons totalement opposées d’y répondre, soit en étant dépendant de l’autre soit en étant dans l’indépendance de l’autre.

Pour ma part, ce qui m’a vraiment mis la puce à l’oreille, c’est que depuis plusieurs mois, j’avais compris que mon côté si indépendant cachait « autre chose ». J’aime utiliser l’expression « être dans la Voie du Milieu » et je me suis aperçue que mon indépendance était un peu trop à l’extrême. Tout déséquilibre, quel qu’il soit, est un révélateur puissant pour nous montrer une faille qui est en nous et dont il faut prendre conscience.

Le Runner de la blessure de rejet n’est pas le même Runner que celui de la peur de l’attachement

 

Au final, la conséquence est la même : nous avons deux personnes, celle souffrant de rejet et celle souffrant d’abandon, qui s’enfuient très vite dans leurs relations mais pour des raisons totalement différentes.

Dans la blessure de rejet, le « Runner » a peur d’être rejeté et s’enfuit avant que l’autre ne le rejette (pour rappel, derrière la blessure de rejet se cache un grand manque d’estime de soi-même, ce qui explique cette peur d’être rejeté) tandis que le « Runner » de la peur de l’attachement s’enfuit car selon lui, s’attacher à quelqu’un pourrait être une source de souffrance par la suite si l’autre l’abandonne (ici, c’est la confiance en soi qui est touchée).

Quel comportement va adopter la personne étant dans la peur de l’attachement ?

 

Bien évidemment, il y a autant de nuances à mettre dans les degrés que peuvent atteindre cette peur qu’il y a d’êtres humains sur la Terre. N’allez pas imaginer que tous les « runners » de la peur de l’attachement sont démasquables facilement.

Chez certains, cette peur sera tellement grande que la personne ne sera absolument pas en mesure d’entretenir une relation sérieuse (et là, c’est plus simple) mais pas obligatoirement. Il est tout à fait possible d’être porteur de cette peur et d’être dans une relation de longue durée mais qui sera marquée par une stagnation à un moment ou à un autre.

Pour vous qui êtes en train de me lire maintenant, cela peut paraître évident de détecter cette peur. Je peux cependant vous assurer que, lorsque vous n’êtes pas dans le développement personnel ou à la recherche de votre être profond, il est extrêmement difficile de comprendre ce qu’il est en train de se passer car le germe de la peur de l’attachement est logé dans l’inconscient et induit un comportement involontaire.

La peur de l’attachement dans un couple « longue durée »

C’est encore plus difficile de la détecter lorsqu’elle est vécue dans un couple que j’appellerai « longue durée ».

Si c’est ce que vous vivez, vous aurez en face de vous :

  • une personne sur qui vous n’avez pas de prise, insaisissable. C’est un peu comme vouloir saisir le vent entre ses doigts, mission impossible

 

  • une personne qui est dans un total contrôle de ses émotions et qui pourra parfois vous donner le sentiment d’être face à un mur; tout est « under control »

 

  • une personne très très indépendante et qui vous donnera souvent l’impression que vous ne lui êtes pas indispensable et que sa vie sans vous pourrait tout aussi bien lu convenir

 

  • une personne qui ne donnera qu’à la hauteur de ce que sa peur de l’attachement lui permet de faire, d’où votre sentiment que cette personne ne tient pas réellement à vous puisque vous avez le sentiment de ne pas recevoir suffisamment

 

  • une personne avec qui il vous sera difficile de concrétiser quoi que ce soit dans votre couple. Se marier, un bébé ou l’achat d’une maison en commun seront des sujets difficile

 

Je tiens à préciser que, qui dit couple, dit « deux personnes » et que si votre moitié est soumise à la peur de l’attachement et est porteuse de la blessure d’abandon, demandez-vous illico ce que cela vient chercher en vous. Vous n’avez pas attiré cette personne dans votre vie par hasard, elle vous renvoie de toute façon une facette de vous-même qui n’est pas en équilibre. A vous de comprendre laquelle !

Il y a encore une chose importante à relever et qui est aussi valable dans bien d’autres situations. Cette personne en face de vous ne souhaite pas vous faire souffrir (à moins que vous ne soyez en présence d’un pervers narcissique mais ceci est un autre sujet) et son comportement n’est pas CONTRE vous, il est simplement la résultante d’une blessure qui doit être guérie.

Vous voyez certainement la situation au travers de vos propres filtres, qui ne sont très probablement pas ceux de votre moitié. Croyez-moi, il y a une véritable galaxie qui peut séparer ce que deux personnes ressentent face à une situation identique. Entre les suppositions, les émotions, les croyances et les convictions, il y a vraiment de quoi se tromper sur les véritables sentiments de la personne en face de nous. Vraiment, à ne pas oublier ! D’ailleurs, voici un rappel des Quatre Accords Toltèques :

Que votre parole soit impeccable

N’en faites jamais une affaire personnelle

Ne faites aucune supposition

Faites toujours de votre mieux

Nous avons toutes et tous des blessures et cela ne sert à rien de jeter la pierre sur l’autre. C’est à nous de prendre la responsabilité de notre vie et si nous laissons entrer une personne dans notre intimité, c’est bien que nous avons donné notre consentement pour vivre ce que nous vivons. Si à un certain moment, la relation atteint un point de rupture, de « je n’en peux plus », c’est encore de notre responsabilité de ne pas faire perdurer une situation qui ne nous rend plus heureux et d’avoir le courage de prendre une décision.

Voilà, j’espère que cet article vous aura apporté un élément qui vous permettra d’avancer sur votre Chemin !

Be Love – Be You – Be Bright

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