Spirit&Work - entreprises conscientes

 

Une tornade afin d’illustrer toute la puissance que nous portons en nous et dont la force s’amplifie avec le temps et les leçons de vie que nous comprenons, permettant ainsi à toute notre énergie de se libérer

Sur ma page Qui suis-je, je vous ai partagé mon chemin de vie sur un plan personnel fortement rattaché à une énergie Indigo.

Vous vous en douterez, mon parcours professionnel est imprégné de la même vibration.

Je vais partager avec vous en détail ma toute première immersion dans le monde professionnel. Un emblème caricatural d’un système qui aujourd’hui a trouvé ses limites et qui est subordonné à l’image de la réussite, de la croissance économique au détriment de la ressource humaine (véritable vivier de créativité trop souvent inexploité), de la satisfaction des actionnaires au détriment du bonheur des salariés, de la réalisation d’objectifs et de planification de budgets, d’une hiérarchie pyramidale et enfin d’un vide existentiel puisque aucune activité faisant du sens pour l’être humain n’est mise en avant.

Un parcours universitaire, vraiment ?

 

Après avoir passé ma maturité, le moment était venu de me diriger dans une voie professionnelle. Oui, mais laquelle ? Je ne le savais pas mais ce dont je me souviens par contre, c’est de n’avoir envisagé qu’une seule possibilité : celle de faire des études universitaires. Je n’ai pas une seule seconde pensé pouvoir partir dans une autre direction.

Le monde universitaire est vaste. J’étais attirée par l’Histoire, les sciences littéraires, l’art mais aussi par le domaine économique et le droit. L’étude des sciences forensiques est aussi venue se glisser dans mes réflexions. Un bien joli patchwork dont les pièces ne semblaient avoir aucun lien entre elles. Mes penchants m’amenaient tant dans un choix d’étude lié au cerveau gauche (rigueur, cadre, mental, structure) que dans celui lié au cerveau droit (ressenti, intuition, compréhension de notre monde au travers de l’Histoire, changements d’époque et niveaux de conscience humaine, beauté).

Au final, les études de droit ont pris l’ascendant sur les autres domaines. Mon papa avait fait ces études-là et je me suis dit « pourquoi pas, vas-y toi aussi ». Nulle vocation ne se dégageait de ce choix, simplement il fallait en faire un et je l’ai fait.

Qui étais-je au moment de faire ce choix ?

A 19 ans, l’inadéquation que je ressentais depuis toute petite à notre monde m’avait déjà amenée à un fort repli sur moi-même. J’avais déjà, comme dirait Fabien Marchand, enfermé mon Enfant Intérieur à quadruple tours dans la cave (et donc mon Féminin Sacré), pour ne laisser transparaître dans le monde extérieur plus qu’une infime part de moi-même. Tout ceci, de façon totalement inconsciente.

C’est un mécanisme de défense typique qui a pour résultat de bloquer la libération de notre plein potentiel. Nous ne vivons dès lors qu’une seule polarité de l’équilibre recherché par le Féminin Sacré ET le Masculin Sacré.

Être pleinement soi-même, avoir son plein potentiel libéré et commencer  à vivre la multidimensionnalité au travers de notre Soi Supérieur,  c’est incarner dans sa vie l’équilibre du Féminin Sacré et du Masculin Sacré

Au moment de faire ce choix de voie professionnelle, je ne vivais déjà plus qu’une seule de ces deux polarités, soit celle du Masculin sacré et dans l’excès total par effet miroir inversé avec mon Féminin Sacré que j’avais bloqué. Je n’avais donc pas, à cette époque, les moyens de faire un choix éclairé par les désirs de mon âme. Mon choix a été dicté par mon ego, qui avait pris l’ascendant sur mon Moi Supérieur. Cet excès d’énergie contenu dans le déséquilibre de ma polarité masculine a considérablement renforcé mon côté « guerrier » au point de me faire oublier la petite fille pleine de douceur que j’étais. Je me suis construite une armure de guerrière et je croyais que j’étais réellement cette guerrière ! Bien sûr que non ! Cette guerrière n’était que le côté incarné de mon ego, le déséquilibre de mon Masculin Sacré.

Ironie du sort, mon ego et mon mental, et à travers eux, mes peurs et toutes les croyances que je m’étais forgées, m’ont projeté dans une voie qui s’avérera être en totale contradiction et aux antipodes de mon Vrai Moi. La magnifique leçon que j’ai tirée, c’est que toutes ces expériences du monde professionnel m’ont ramené à la pleine conscience de moi-même et m’ont ramené sur mon vrai chemin. Je n’ai compris ceci que des années et des années plus tard.

Les entreprises où j’ai travaillé

 

Je n’ai pas terminé mes études de droit. J’ai arrêté après 3 ans. Je ne me retrouvais pas du tout dans ce type d’études, quelque chose clochait mais encore une fois, trop de voiles me séparaient encore de mon Moi Supérieur pour que je puisse y mettre une conscience éveillée dessus.

Je rêvais de liberté et d’indépendance financière, je voulais être autonome, avoir un vrai appartement et gagner mon propre argent. Malgré tout, j’avais une très grande soif d’apprentissage et de connaissances. J’aimais apprendre et n’envisageais pas de stagner dans un job non évolutif.

Stage allround dans une grande banque : première expérience mais quelle expérience !

L’Univers a donc placé sur mon chemin ce qu’on appelait les « stages allround » pratiqués dans les grandes banques. Un mélange de pratique et de cours, tout en gagnant un salaire qui, à l’époque pour moi, était suffisant pour avoir mon indépendance en grande partie.

On accédait à ces stages après avoir suivi un « assessment » permettant de voir si les futurs stagiaires correspondaient aux critères de personnalité recherchés par cette banque. Je savais exactement ce que je devais leur montrer durant l’assessment pour faire partie des « heureux » élus. J’ai joué mon rôle à la perfection et j’ai été prise. Où était l’authenticité ? Il n’y en avait pas. J’ai fait ce que je savais DEVOIR faire pour être embauchée mais je portais un masque.

J’ai très rapidement déchanté ! Autant les cours étaient structurés et relativement bien construits autant la pratique était catastrophique. Nous étions à peine formés et personne sur le terrain ne nous portait le moindre intérêt en dehors du fait d’être là pour de petites tâches qu’un enfant de 10 ans auraient pu faire.

J’ai fait la triste expérience de voir des cadres de cette banque passer des journées entières à brasser de l’air, à prendre des airs importants et inspirés, à soupirer devant la quantité de travail qu’ils devaient affronter (la machine à café tournait pourtant à plein régime), à s’enorgueillir de leur position au sein de la banque, à n’avoir pour seule motivation que les primes et salaires très confortables, à prendre des pauses de 12h longues et bien souvent aux frais de la banque « sous couvert de ». J’ai aussi vu ces mêmes cadres me dire gentiment que je pouvais partir plus vite mais qu’il ne fallait pas l’ébruiter ( vous l’aurez compris, eux-mêmes partaient plus vite et « achetaient » mon silence en me permettant de faire de même). J’étais stupéfaite de découvrir cette réalité du monde du travail.

Je me suis rebellée contre cette formation qui ne tenait pas ses promesses et n’ai pas hésité à pointer du doigt les dysfonctionnement de ce système. Beaucoup parmi les autres stagiaires pensaient comme moi mais au moment de se faire entendre, il n’y a plus eu personne. J’ai continué d’essayer de faire bouger les choses concernant les stages jusqu’au moment où les responsables de la formation ont commencé à se dire que j’étais le mouton noir de la volée. Il était clair que ces responsables n’étaient nullement prêts à se remettre en question, ni eux ni le système et que si l’on n’était pas un bon petit soldat obéissant, et bien on était prié d’aller voir ailleurs. J’ai donc reçu mon congé, malgré le fait que la qualité de mon travail était irréprochable.

Durant le délai de congé de 3 mois et pris par la peur que je n’entraîne dans mon sillage d’autres stagiaires, mes responsables m’ont interdit de suivre les cours théoriques. Je ne pouvais que suivre la pratique sur le terrain, qui bien sûr m’éloignait considérablement de mes acolytes puisque nous étions tous dispatchés aux 4 coins des différents services et multiples bâtiments excentrés. J’ai refusé de me soumettre à ceci jugeant que seuls les cours étaient de qualité et que les cours étaient une source d’évolution et de connaissances contrairement à la pratique qui était d’un niveau déplorable. J’ai fait des recherches et ai constaté qu’il n’existait aucune clause dans le règlement stipulant que durant le délai de congé, le stagiaire n’avait pas le droit de suivre les cours. J’ai donc informé mes responsables, qu’à moins qu’ils ne me fournissent une clause juridique valable, je serai le lundi suivant aux cours, avec les autres stagiaires. La réponse ne s’est pas fait attendre. J’ai été convoquée dans les bureaux de la direction et ai été libérée de suite de mes obligations envers eux moyennant le paiement de 3 mois de salaire.

Je suis ressortie souriante et heureuse de ce dénouement. J’avais pu leur dire tout ce que je souhaitais en les regardant en face et mon cœur était léger même si cela n’avait pas changé la situation. J’ai dû repasser chercher mes affaires qui étaient restées dans le bureau que j’occupais alors et à la stupéfaction de tout le monde, j’ai pris la parole au milieu de l’open space  pour expliquer pourquoi je partais. Assez jubilatoire pour la jeune rebelle que j’étais alors !

Je suis partie sans me retourner et me souviens encore de l’assourdissant silence que les mots que j’avais prononcés avaient provoqué.

Mes jobs suivants : mon apprentissage continue

A la suite de cette expérience, j’ai enchaîné les jobs porteurs de leçons de vie et qui ont tous eu pour but de m’ouvrir le chemin de la reconnexion avec moi-même.

Comprenez par-là que j’ai appris ma leçon dans la douleur et que cette douleur n’a été qu’en s’amplifiant au fil des années puisque je retombais à chaque fois dans un job où je me heurtais à la rigidité d’un système qui ne me correspondait pas et surtout, je n’arrivais à donner aucun sens au travail qui était le mien (bureaucratie).  Je m’ennuyais à mourir, passant de longues heures à n’avoir rien à faire dans ces entreprises pourtant si structurées. On me disait souvent qu’il fallait que je reprenne des études pour pouvoir évoluer au sein de l’entreprise car il était manifeste que j’avais de réelles compétences mais que sans diplôme, cela serait difficile (il est bien connu que sans diplôme, nous ne valons rien ;-)).

Mon ADN avait l’encodage des entreprises responsables et conscientes (John Mackey) ou Opales (Reinventing Organizations de Frédéric Laloux) alors que j’étais sans cesse immergée dans la structure d’une entreprise traditionnelle ou les organisation du stade Orange (toujours selon la terminologie de Frédéric Laloux).

Je me suis donc mise en mode survie, perdant une énergie incroyable à me battre contre ce système que je ressentais être si déshumanisé et rigide, sous le joug d’une course effrénée à la réussite où seul le masque social importait. J’avais une véritable aversion pour les mots « règlements, règles, procédures, objectifs, horaires fixes ». Je suis allée à l’encontre de cette citation remplie de sagesse :

« On ne change pas les choses en s’opposant à ce qui existe déjà. Pour que les choses changent, il faut construire un nouveau modèle qui rend l’ancien obsolète »

– Richard Buckminster Fuller –

A un certain moment, je suis arrivée à un tel point de non sens et de lassitude que mon corps s’est mis à incarner le vide intérieur que je ressentais si fortement. En très peu de temps, j’ai perdu plusieurs kilos, sachant que j’avais toujours eu une corpulence tout à fait normale et que je n’étais pas en surpoids. Je me voyais fondre jour après jour alors que je n’avais rien changé à mon alimentation ou à mes habitudes de vie. Plusieurs personnes ont pensé que j’étais malade, il n’en n’était rien.

J’ai alors décidé de travailler à temps partiel et de faire une formation d’ostéopathe pour chevaux en parallèle puisque j’ai toujours été passionnée par eux. J’avais un besoin vital de me lever le matin pour faire quelque chose qui avait un sens, qui me rendrait un peu plus heureuse tout simplement. J’ai terminé cette formation 3 ans plus tard et j’ai été ravie d’élargir mon horizon au travers de ce programme. Mais je savais que cela n’était toujours pas ma voie. Cela avait été un gros pansement que j’avais mis sur une plaie ouverte, plaie qui nécessitait bien plus de soins qu’un pansement. J’avais acquis une connaissance mais je n’ai jamais travaillé comme ostéopathe.

J’ai continué le temps partiel, mes réflexions sur ce monde du travail qui était un vrai non sens à mes yeux mais dont je percevais les dysfonctionnement au travers d’un sens aigu de l’observation et d’un ressenti intuitif, et ma petite vie, relativement parfaite de l’extérieur mais où se déroulait une véritable bataille à l’intérieur.

The last one

Mon dernier job, je l’ai gardé 6 ans. Avec lui, je suis allée au bout du bout de ce que mon âme pouvait endurer malgré le fait qu’il s’agissait d’un employeur tout à fait correct, avec un pied engagé sur le chemin d’entreprise plus consciente mais encore loin d’incarner le nouveau paradigme émergent et encore fortement ancré dans les lourdeurs administratives, les processus, les séances inutiles, les budgets, une flexibilité émergente mais toujours soumise à des règlements-cadres.

Il a fallu que j’atteigne ce point de non-retour pour que l’horizon s’ouvre, que je lâche-prise avec ce tempérament guerrier et que j’accepte de lâcher cette partie de moi qui a mené la danse pendant tellement d’années.

Aujourd’hui, mon âme a trouvé le chemin de l’expression, sa signature intrinsèque au travers de mon projet Spirit&Work. C’est une véritable passion qui m’anime dorénavant au quotidien : l’expansion de la conscience de qui nous sommes dans le monde entrepreneurial et devenir une partie prenante de ce changement de paradigme au travers d’une nouvelle forme d’organisation humanisée et créative, voilà ce qui me motive !

Je terminerai par un court extrait d’un passage du livre de Frédéric Laloux Reinventing Organizations, qui a résonné en moi de façon magistrale puisque cet extrait met en lumière, avec des mots humains, ce que j’ai toujours su intuitivement, sans être en mesure de déterminer pourquoi jusqu’à présent. Le voici :

« Il n’est pas faux de considérer que pour les personnes qui sont parvenues à l’étape de la conscience transcendante, les pratiques des entreprises Opales ne sembleront ancrées qu’à un seul niveau de réalité – le niveau de l’expérience tangible de la conscience éveillée.

Ces personnes pourraient bien chercher à repousser cette limite et à créer des pratiques organisationnelles qui coopèrent directement avec le monde de l’énergie et de l’esprit pour permettre à la raison d’être évolutive d’une entreprise de prendre corps avec moins d’effort et plus de grâce »